mercredi 4 septembre 2013

Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par le 115 à Clermont Ferrand



Depuis hier, une importante lutte se mène à Clermont-Ferrand sur le front du logement. En effet, lundi matin, ce sont 360 demandeurs et demandeuses d'asile, jusque là hébergé-e-s (entassé-e-s) à l'hôtel, qui se sont retrouvés à la rue. La cause officielle est un manque de subvention à l'association gestionnaire du 115 qui par défaut de moyen ne peut plus «assumer» leur hébergement.

Alors que l'agonie budgétaire du 115 était prévisible, rien n'a été prévu par la Préfecture pour leur trouver une solution de relogement, pas même un gymnase n'a été ouvert, et ce alors même que les enfants des nombreuses famille présentes effectuaient leur rentrée aujourd'hui.

Depuis leur expulsion des hôtels, la résistance s'organise. Cela fait deux jours que nous occupons la place de Jaude, place centrale et commerçante de Clermont Ferrand où se construisent en ce moment même d'inutiles nouveaux magasins et immeubles de bureaux.

La solidarité populaire se met en place, et des infrastructures de fortunes ont été installées par les militants et les demandeurs d'asiles pour acceuillir les 360 personnes qui dorment aujourd'hui à la rue.

Lundi soir nous avons décidé d'occuper l'église des Minimes afin que les familles puissent dormir au chaud. Durant la nuit de lundi a mardi, alors que tous le monde dormait, les occupants de l'église ont été pris pour cible (par qui ? Des fasicstes ou des policiers?). Ces derniers ont réussi à s'introduire à l'intérieur en forçant une porte et tenté de faire démarrer un incendie. Heureusement la vigilance de tous a permis d'évacuer les lieux et d'éteindre le feu. Cependant les 360 personnes ont fini à la rue.

Devant l'église suite à l'expulsion
Malgré ces intimidations la lutte continue, la place de Jaude est restée occupée Mardi. Une manifestation a rassemblé entre 500 et 700 personnes pour réclamer des logements décents pour tous.


Face à cette situation, les attaques réactionnaires n'ont d'égal que le cynisme de la préfecture, de la mairie et du Conseil Général.

Quand la lutte s'organise dans l'unité, l'Etat cherche à nous diviser, nous disperser afin de nous affaiblir et de faire baisser la tete à tous. Face à cela la détermination des familles et des militant-e-s reste sans faille et tous sont décidé-e-s à ne pas accepter les solutions de relogement précaires et au cas par cas. Avec eux et elles, nous exigeons un relogement pérenne. Hors de question que des familles retournent s'entasser avec leurs enfants dans des chambres d'hôtel sans aucun mobilier, en attendant la prochaine expulsion.

Cette situation n'est pas une catastrophe sociale, mais bien un crime de plus de ce système capitaliste. Les classes populaires, qu'elles soient originaires de l'Etat Français, ou bien immigrées subissent l'exploitation. Quand elles ne crèvent pas dans les usines, elles dorment dans les rues. Manque de moyens nous dit on? Pourtant le Parti Socialiste, représentant actuel de la bourgeoisie française, sait trouver de l'argent quand il s'agit de mener des guerres impérialistes au Mali ou en Syrie. Nous exigeons l'acceptation de leur statut de réfugié-e-s. Il sait débloquer les fonds nécéssaires pour entretenir ses chiens de gardes, ses flics, ses juges et autres garant-e-s de l'ordre social établi. D'un côté, les exploiteurs au pouvoir sont capables de sortir des millions d'euros pour renflouer les capitalistes qui sont responsables de la crise. De l'autre, ils sont incapables de loger dans des conditions correctes les hommes et les femmes qui fuient leurs pays que les différents impérialismes ont rendu invivables.

Face aux crimes de la bourgeoisie, notre lutte ne doit pas être humanitaire. Bien sûr la situation est tragique mais nous ne sommes pas des bonnes soeurs, des âmes charitables qui rachètent leur conscience en gérant la misère. Pour nous cette lutte est politique, c'est un combat contre le système capitaliste et l'ensemble des horreurs qui en découlent. Sur le front du logement, nous ne pensons pas que l'Etat puisse garantir des logements pour tous et toutes, qu'un jour il sera capable de mener des politiques de réquisition conséquentes des appartements vaquants. Car nous savons pertinemment que la spéculation immobilière, qui permet d'investir des capitaux et de générer du profit, est inhérente au système capitaliste, et qu'elle est basée sur une pénurie organisée dont patissent les plus précaires d'entre nous. C'est à nous de nous organiser, de rester uni-e-s et solidaires pour réquisitionner les logements vides et exiger de l'Etat qu'il accepte ces réquisitions.

La victoire ne se quémande pas, elle s'arrache par la lutte. C'est par notre lutte à Clermont-Ferrand que les 360 demandeurs d'asiles arracheront la dignité dont ils et elles ont été privé-e-s, c'est seulement ainsi que nous pourrons relever la tête et prendre nos affaires en main.


FACE A LA CRISE DU LOGEMENT, A LA FERMETURE DU 115 ET AUX ATTAQUES FASCISTES
ORGANISONS LES REQUISITIONS ET L'AUTO-DEFENSE POPULAIRE

Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand
Solidarité suite à l'expulsion des 350 personnes logées par lae 115 à Clermont Ferrand

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire